Deux femmes souriantes, Cindy Vandermeulen à gauche et Ama Dadson à droite, posent pour un selfie devant une grande enseigne rouge stylisée portant le mot "Women", lors d’un événement dédié à l’empowerment féminin. Elles portent des badges et des tenues colorées, suggérant une ambiance conviviale et professionnelle.

Africa’s first and independant audiobook platform : Ama Dadson makes books by african writers accessible.

La première plateforme indépendante d’audiobooks en Afrique : Ama Dadson rend les livres des auteurs africains accessibles. (En français plus bas)

I hope you had a merry Christmas! As for me, I spent Christmas Eve alone with Jesus, stuck in bed with a (very) nasty sore throat. But I’m feeling better now and I’m back to writing articles about the inspiring women in publishing I met in Frankfurt!

Today I’m going to tell you about Ama Dadson, who created Africa’s first audiobook platform in Ghana. 

 But what does this have to do with Jesus? I have often been asked if I am an audiobook consumer, and although I have produced two, as well as podcasts, I tended to say no. And yet, if there are books I listen to, they are the books of the Bible. Especially this past week when I was so ill that I was unable to read.

That’s why I produced two audiobooks, to make the content accessible to people who have difficulty reading, and you don’t have to be blind to have trouble reading, either periodically or regularly.   That’s also why Ama Dadson created her company, Akoobooks, when her mother began to lose her sight.

She wanted to promote African stories so that her mother, an avid reader and author of children’s books, could continue to read, with African voices in indigenous languages and not necessarily in colonial languages. She couldn’t find any stories related to Africa anywhere.  So she created the first publishing house and distribution platform to make novels and literature from the African continent accessible.

Ama Dadson is a scientist who has worked as a regional IT trainer for the United States Agency for International Development (USAID) and held various positions at the University of Ghana, including Deputy Director of IT Services and Head of IT Service Delivery.

In 2018, she received the African Entrepreneurship Award in the ‘High Potential’ category from BMCE Bank of Africa. In 2021, Akoo won the Startup of the Year award at the Women in Tech Africa Awards. In 2023, she won the AFD Digital Challenge Africa, organised by the French Development Agency.

In 2025, Ama Dadson was not only a guest of honour and digital book specialist at the Frankfurt Book Fair, but also an ambassador for audiobooks.

It was again thanks to Babelica Online, organised by the International Alliance of Independent Publishers, that I discovered Ama Dadson in the round table discussion: What public policies for books in French-speaking and English-speaking Africa: perspectives from Cameroon, Ghana, Kenya, Nigeria and Togo.  

I had the chance to meet her in person at an event organised by PublisHer in Frankfurt and discuss how we could turn an art book into an audiobook! As you know, with En mâle d’émotions, by Djamile Mama Gao and Cecile Quenum, we co-published with Savane des continents a multifaceted book in many ways : a joint work that links Cotonou and Brussels, photography and poetry. But how do you make photos audible? These are all fascinating questions that drive us!  Because if we are aware of the need for image descriptions on websites to make them accessible, how do we do this for books?

When we think about designing an audiobook, many questions arise! Especially when machines can reproduce human voices. What factors do we take into consideration when designing? Which voices, accents, music, sounds? But what about children’s books? A book is sometimes ‘just’ black and white text, but sometimes it’s much more than that; it also includes illustrations, drawings and photos. These are all questions that don’t necessarily come to mind when we talk about audiobooks. While what I no longer wish to refer to as artificial intelligence provides greater accessibility for people with visual impairments, it is not (yet) suitable for novels or poetry. And above all, if we consider audiobooks to be works of art in their own right, do we want a machine to produce them? If so, why and to what extent? Where does it add value without stealing the voices and interpretations of the actors? 

Let us know in the comments if you’ve ever wondered about this and what you think!

La première plateforme indépendante d’audiobooks en Afrique : Ama Dadson rend les livres des auteurs africains accessibles. (En français plus bas)

J’espère que vous avez passé un joyeux noël ! De mon côté, j’ai passé le réveillon en tête à tête avec Jésus, clouée au lit avec une (très) méchante angine. Mais ça va mieux et je reprends mes articles sur les femmes dans l’édition hyper inspirantes que j’ai rencontrées à Francfort !

Aujourd’hui je vais vous parler d’Ama Dadson, celle qui a créé la première plateforme de livres audios en Afrique au Ghana. 

Mais quel est rapport avec Jésus ? On m’a souvent demandé si j’étais une consommatrice de livre audio et bien que j’en aie produit deux, ainsi que des podcasts, j’avais tendance à dire que non. Et pourtant, s’il y a bien des livres que j’écoute, ce sont les livres de la Bible. Surtout cette dernière semaine quand j’étais tellement mal que j’étais incapable de lire.

C’est la raison pour laquelle j’ai produit deux livres audios, pour rendre le contenu accessible aux personnes qui ont des difficultés de lectures et il ne faut pas être aveugle pour avoir du mal à lire, périodiquement ou régulièrement[1].   C’est aussi la raison pour laquelle Ama Dadson a créé sa boite, Akoobooks, quand sa maman a commencé à perdre la vue.

Elle voulait mettre en avant des récits africains pour que sa maman, lectrice assidue et autrice de livres pour enfants, puisse continuer à lire, avec des voix africaines dans des langues autochtones et pas forcément dans des langues coloniales. Elle ne trouvait nulle part des récits en lien avec l’Afrique.  Elle a donc créé la première maison d’édition et platerforme de distribution pour rendre accessibles les romans et la littérature du continent africain.

Ama Dadson est une scientifique, elle a travaillé comme formatrice régionale en informatique pour l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et a occupé divers postes à l’université du Ghana, notamment celui de directrice adjointe des services informatiques et de responsable de la prestation des services informatiques.

En 2018, elle a reçu le prix African Entrepreneurship Award dans la catégorie « High Potential » décerné par la BMCE Bank of Africa. En 2021, Akoo a remporté le prix Startup of the Year lors des Women in Tech Africa Awards. En 2023, elle a remporté l’AFD Digital Challenge Africa, organisé par l’Agence française de développement.

En 2025, Ama Dadson n’était pas seulement une invitée d’honneur, spécialiste des livres digitaux pour la foire de francfort mais aussi l’ambassadrice pour les livres audios.

C’est encore grâce à Babelica on line , organisé par l’alliance internationale de l’édition indépendante, que j’ai découvert Ama Dadson dans la table ronde : Quelles politiques publiques du livre en Afrique francophone et anglophone : regards croisés depuis le Cameroun, le Ghana, le Kenya, le Nigéria et le Togo.   

J’ai eu la chance de pouvoir la rencontrer en vrai lors d’une rencontre organisée par PublisHer à Francfort et de discuter de comment on pourrait réaliser un livre audio au départ d’un livre d’art! Vous le savez, avec En mâle d’émotions, de Djamile Mama Gao et Cécile Quenum, nous avons réalisé une co-édition avec Savane des continents.  Un livre multiple sous divers aspects ! Une œuvre commune qui lie Cotonou et Bruxelles, qui lie photographie et poésie, mais comment rendre audibles des photos ? Ce sont toutes ces questions passionnantes qui nous animent !  Car si on prend conscience des descriptions d’images pour les sites internet pour les rendre accessibles, comment faire pour les livres ?

Quand on pense à la conception d’un livre audio, beaucoup de questions se posent ! Surtout quand des machines peuvent reproduire des voix humaines. Quels facteurs prend-on en considération pour la conception ? Quelle(s) voix, quels accents, quelles musiques, quels sons ? Mais qu’en est-il des livres pour enfants ? Un livre, c’est parfois « juste » du texte noir et blanc, c’est parfois beaucoup plus, ce sont aussi des illustrations, des dessins, des photos. Toutes ces questions auxquelles on ne pense pas forcément quand on parle de livres audios. Si ce que je ne veux plus nommer intelligence artificielle permet beaucoup d’accessibilité aux personnes porteuses d’handicap visuels, elle n’est pas (encore) adaptée aux romans ou à la poésie. Et puis surtout, si on considère le livre audio comme une œuvre à part entière, a-t-on envie d’une machine pour la réaliser ? Si oui, pourquoi et dans quelle mesure ? Où apporte-t-elle une plus-value sans voler les voix et les interprétations des comédien·nes ?  

Dites-nous en commentaire si vous vous étiez déjà questionné·e à ce sujet et ce que vous pensez !


[1] . Pourquoi j’en ai produit que deux ? Je vous expliquerai ça dans un autre article.

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